Category: Coaching de gestion

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Planifier sa retraite : comment s’y prendre?

Planifier sa retraite quand on est propriétaire d’entreprise, ce n’est pas seulement choisir une date. C’est préparer une transition qui touche autant la valeur de l’entreprise que les employés, les clients… et votre identité de dirigeant. Pourtant, beaucoup de propriétaires repoussent cette réflexion jusqu’au moment où ils « devraient » s’y mettre. Résultat : on part de zéro, on ne sait pas par où commencer, et tout devient plus stressant qu’il ne devrait.

La bonne nouvelle, c’est qu’un plan solide peut démarrer avec quelques questions simples. Dans ses notes avant la capsule, Caroline résumait parfaitement l’essentiel : quand arrêter, à qui céder, quoi faire ensuite, ce qui motive, et ce qui fait peur.

1) Ai-je une idée de quand je veux arrêter?

La première étape est de clarifier un horizon, même approximatif. Pas pour vous enfermer dans une date, mais pour vous donner un cadre. Plus l’entreprise dépend encore de vous (opérations, relations clients, décisions clés), plus la transition doit être structurée. Dans plusieurs cas, le transfert des informations et du savoir peut demander du temps : ce n’est pas un interrupteur qu’on ferme du jour au lendemain.

2) Qui pourrait acheter : interne, externe, compétiteur, complémentaire?

Beaucoup de propriétaires s’imaginent qu’il n’y a « personne » pour reprendre. Pourtant, les options sont souvent plus nombreuses qu’on pense. La relève peut venir de l’interne (employé-clé, gestionnaire), de l’externe (acheteur), d’un compétiteur ou d’une entreprise complémentaire qui veut bonifier son offre. L’important n’est pas de trancher immédiatement, mais d’ouvrir 2 ou 3 scénarios réalistes et de déterminer ce que vous voulez protéger : la culture, la continuité du service, la stabilité des emplois, la vitesse de transition, ou encore le maintien de votre vision.

3) Que vais-je faire ensuite?

C’est une question déterminante, trop souvent négligée. Si « l’après » est flou, on s’accroche naturellement à l’entreprise, parce qu’elle reste le principal repère. Caroline proposait deux pistes très concrètes : les passions qu’on n’a jamais le temps de faire, et les personnes qu’on aimerait aider quand on aura davantage de disponibilité. Ce n’est pas anodin : se projeter dans un « après » vivant aide à prendre de meilleures décisions dans le « avant ».

4) Qu’est-ce qui me motive encore à rester… ou à partir?

On peut aimer son entreprise et vouloir s’en retirer correctement. Les motivations à rester (stabiliser l’équipe, finir un chantier, préparer la relève) et celles à partir (préserver son énergie, changer de rythme, se consacrer à autre chose) méritent d’être nommées clairement. Sans ça, on risque d’étirer la transition par réflexe, plutôt que par stratégie.

5) De quoi ai-je peur?

Les peurs sont normales : ne plus savoir quoi faire, tomber malade si on arrête, perdre son utilité, regretter la décision. Tant que ces peurs ne sont pas exprimées, elles dictent la conduite : on retarde, on évite, on contrôle, ou on veut rester « mentor » trop longtemps. Or, une implication post-transfert peut être délicate : il y a souvent un attachement émotionnel aux façons de faire, et le repreneur voudra probablement changer certaines choses. Mieux vaut prévoir un cadre clair (rôle, durée, limites), pour protéger la relation et éviter les conflits. (Contenu issu de votre capsule/transcript.)

Après ces questions : on bâtit un plan.

Une fois les réponses clarifiées, le plan devient beaucoup plus simple à structurer. Typiquement, on vient :

  • préparer la relève (interne ou externe) et clarifier les rôles;
  • sécuriser le transfert de connaissances (ce qui est « dans la tête du propriétaire »);
  • planifier la communication aux bonnes étapes (employés, clients, partenaires) pour ne pas déstabiliser l’organisation;
  • définir votre place dans la transition (présence, durée, niveau d’implication).

PRATIQ peut accompagner cette démarche en mode coaching et structuration : clarifier les motivations, réduire les zones de flou, préparer la relève et soutenir la transition de façon humaine et réaliste.

Besoin d’accompagnement?

Contactez PRATIQ pour avancer avec un plan concret, adapté à votre réalité de dirigeant. écrivez-nous à info@pratiq.ca ou visitez www.pratiq.ca.

Visionnez notre capsule radio sur ce sujet dès maintenant.

La médiation au travail : prévenir, apaiser et reconstruire

Aujourd’hui, on parle d’un outil puissant, mais encore trop méconnu : la médiation en milieu de travail.
Parce que des conflits… il y en aura toujours. Et pourtant, ce n’est pas le conflit le problème : c’est ce qu’on en fait. Les coûts d’absentéisme, les départs, les climats lourds, les erreurs, la baisse de productivité… tout ça pourrait être évité si on intervenait mieux, et surtout : plus tôt.

 

1. Pourquoi la médiation ?
Dans les entreprises, la grande majorité des tensions viennent de la communication : malentendus, frustrations, incivilités, surcharge, mauvaise gestion des attentes…
Les recherches sont claires :
  • des personnes témoins d’incivilités performent 20 % moins bien;
  • elles sont 26 % moins enclines à aider leurs collègues;
  • et leur créativité chute de 30 %.
    (Ces données sont tirées des recherches de Porath & Pearson, comme cité dans ton eBook.)

La médiation, c’est une réponse structurée, humanisée, qui permet de prévenir, apaiser et reconstruire avant que ça explose.

 

2. La médiation, c’est quoi ?

La médiation, ce n’est PAS un jugement, ce n’est pas un arbitrage, et ce n’est pas un “médiateur qui décide”.

Non : la médiation, c’est un processus volontaire, confidentiel, où un tiers neutre — le médiateur — aide les personnes à mieux se comprendre, à se parler et à trouver leur propre solution.

Tu sais ce qui surprend le plus les gens ?

Le médiateur n’a aucun pouvoir réel. Ce sont les parties qui ont le contrôle.

Ce qui rend les ententes plus solides… et surtout, plus respectées.

 

3. Quand utiliser la médiation ?

La médiation peut être préventive ou curative.

Elle est utile dans :

  • des conflits entre collègues ou gestionnaires;
  • des tensions liées à des changements organisationnels;
  • des retours au travail après un arrêt;
  • des situations de harcèlement, dans certains cas;
  • ou même pour dénouer des conflits latents, ceux qu’on “sent” avant même qu’ils n’éclatent.

Bref : dès que quelque chose « accroche ».

On n’a pas besoin d’attendre que ça fasse mal.

 

4. Les bénéfices pour l’organisation et les employés

Pour les organisations :

  • réduction des coûts liés aux conflits;
  • amélioration du climat et de la marque employeur;
  • prévention de départs inutiles;
  • meilleures relations de travail et retours plus harmonieux;
  • statistiques plus positives (absentéisme, performance, SST…).

Pour les employés :

  • un vrai espace d’écoute;
  • moins de stress et moins de tensions;
  • des clarifications essentielles pour avancer;
  • une dignité préservée grâce à la confidentialité;
  • et surtout : une participation active à leur propre solution.

La médiation, c’est un outil de bien-être psychologique, qui réduit les risques de burn-out, d’accidents, d’absences prolongées.

Autrement dit : c’est un investissement, pas une dépense.

 

5. Comment ça fonctionne ?

Un processus de médiation suit généralement 5 étapes :

  • Prise de contact et évaluation.
  • Consentement des parties.
  • Rencontres individuelles (pré-médiation).
  • Séance ou séances de médiation.
  • Entente finale et suivi.

Mais pour que ça fonctionne, on doit respecter 5 critères essentiels :

  • neutralité du médiateur;
  • volontariat;
  • confidentialité;
  • auto-détermination;
  • bonne foi des parties.

Si un seul de ces éléments manque… on arrête le processus.

 

6. Comment installer une culture saine ?

La clé, c’est la prévention.

Former les gestionnaires, clarifier les politiques, consulter régulièrement les équipes, ouvrir la porte au dialogue, et intervenir dans les premiers signaux au lieu d’attendre.

Une entreprise qui adopte la médiation développe une culture plus :

  • humaine,
  • transparente,
  • responsable,
  • et résiliente.

Parce que les conflits, quand ils sont bien gérés, renforcent les équipes au lieu de les diviser.

 

7. Conclusion

La médiation, c’est transformer une tension en opportunité.

C’est redonner du pouvoir aux personnes impliquées.

C’est préserver la santé psychologique et la performance.

Chez PRATIQ, on accompagne les équipes avec de la médiation, du coaching, des formations et des enquêtes en cas de harcèlement — toujours avec une vision : rebâtir des milieux où il fait bon travailler.

Les signes de fatigue au travail : comment repérer et prévenir les arrêts ?

La fatigue au travail n’arrive jamais « d’un coup ». Elle s’installe lentement, silencieusement, jusqu’à ce qu’un employé ou un gestionnaire atteigne le point de rupture : arrêt maladie, baisse de performance, erreurs, irritabilité, ou même un incident SST.

Dans un contexte où les équipes sont souvent sous pression et où les gestionnaires cumulent plusieurs rôles, reconnaître les premiers signes de fatigue peut faire toute la différence.
Voici une liste des signes les plus fréquents à surveiller — autant pour les employés que pour les gestionnaires.

1. Les signes de fatigue chez les employés

Signes physiques

  • Diminution de l’énergie constante
  • Yeux rouges, cernes, teint pâle
  • Somnolence pendant la journéeTensions musculaires, maux de tête
  • Plus grande sensibilité aux virus (rhumes, infections)

Signes cognitifs

  • Difficulté de concentration
  • Oublis fréquents
  • Temps de réaction plus lent
  • Erreurs répétitives
  • Difficulté à organiser ses tâches

Signes émotionnels

  • Irritabilité, impatience
  • Perte de motivation
  • Découragement ou démotivation
  • Surtensions émotionnelles (pleurs, impulsivité)

Signes comportementaux

  • Retards fréquents
  • Baisse de proactivité
  • Augmentation des pauses
  • Isolement social
  • Diminution de la qualité du travail
2. Les signes de fatigue chez les gestionnaires

Les gestionnaires ne s’arrêtent pas facilement… et souvent leur fatigue passe inaperçue parce qu’ils « tirent la machine ». Pourtant, leurs signaux sont tout aussi importants.

Signes physiques

  • Surmenage visible (fatigue dans la voix, agitation, manque de sommeil)
  • Présence excessive : impossibilité de décrocher
  • Tension corporelle permanente

Signes cognitifs

  • Difficulté à prendre des décisions
  • Perte de vision globale
  • Passer rapidement du coq à l’âne
  • Suranalyse ou paralysie décisionnelle

Signes émotionnels

  • Irritabilité inhabituelle
  • Baisse de patience
  • Cynisme ou détachement
  • Sentiment de « tout porter sur ses épaules »

Signes comportementaux

  • Microgestion ou au contraire retrait complet
  • Manque de disponibilité pour l’équipe
  • Augmentation des erreurs stratégiques
  • Oublis d’échéances ou priorités mal évaluées
  • Difficulté à déléguer
Pourquoi ces signes doivent inquiéter ?

Parce que la fatigue non prise au sérieux mène à :

  • des absences prolongées,
  • des risques d’accident,
  • un climat de travail détérioré,
  • une baisse de performance globale,
  • un danger pour la SST,
  • et un épuisement réel (physique ou psychologique).
3. Comment prévenir les arrêts ?

Avoir des discussions régulières, authentiques

Ne pas attendre que la personne « craque ». Les rencontres de suivi doivent être humaines, pas seulement opérationnelles.

Réduire la surcharge au lieu de la normaliser

Trop d’entreprises valorisent la performance au détriment du repos. Un mauvais signal.

Encourager les pauses, les vacances, le droit à la déconnexion

Ce sont des outils simples… mais sous-utilisés.

Redistribuer les tâches dans les périodes critiques

Pas seulement pour les employés, mais aussi pour les gestionnaires.

Favoriser un climat où l’on peut dire : « Je suis fatigué(e) »

Sans jugement. Sans peur. Sans conséquences négatives.

Thoughtful serious professional woman using laptop, looking away thinking.

Les 5 questions que les employés posent le plus souvent

Par Caroline Ouellet, CRHA

 

Dans le monde du travail, il y a des questions qui traversent les époques. Peu importe l’industrie, la taille de l’entreprise ou la technologie qu’on utilise, les employés reviennent toujours aux mêmes préoccupations. Et ces questions-là, loin d’être banales, nous montrent ce qui compte vraiment pour les gens. Aujourd’hui, on explore les cinq questions les plus fréquentes… et surtout ce qu’elles nous révèlent sur l’avenir du travail.

 

1) « Est-ce que mon travail est vraiment reconnu ? »

Derrière cette question, il y a un besoin profondément humain : sentir que nos efforts comptent. La reconnaissance ne passe plus seulement par un merci. Elle passe par la clarté : voir l’impact concret de ce qu’on fait, comprendre comment nos idées influencent l’ensemble. Les organisations qui réussiront demain sont celles qui rendent la reconnaissance visible : feedback régulier, célébration des petites victoires, et surtout une vraie place donnée à la contribution de chacun.

 

2) « Pourquoi les priorités changent tout le temps ? »

Le rythme des entreprises modernes ressemble davantage à une météo instable qu’à une route droite. Les priorités bougent, parce que le marché bouge, les clients bougent, la technologie bouge. Ce que les employés souhaitent, ce n’est pas l’absence de changement… c’est de la transparence. Expliquer rapidement pourquoi un virage survient réduit l’incertitude et augmente la confiance. Dans le futur, la communication réactive deviendra une compétence stratégique aussi importante que la planification elle-même.

 

 

3) « Comment puis-je évoluer ici ? »

Les carrières ne suivent plus une échelle verticale. Elles zigzaguent. Elles s’élargissent. Elles se réinventent. Aujourd’hui, les employés cherchent des environnements qui soutiennent les apprentissages continus : mentorat, projets variés, mobilité interne. Les entreprises qui ouvriront ces chemins flexibles créeront non seulement des talents plus solides, mais aussi des équipes plus engagées à long terme.

 

4) « Comment trouver un meilleur équilibre travail–vie personnelle ? »

L’équilibre, ce n’est pas travailler moins. C’est travailler de manière durable. Les employés veulent de la flexibilité, des attentes claires, et la possibilité d’adapter leur rythme aux moments où ils sont le plus efficaces. Ce modèle n’est pas qu’une faveur : il est prouvé qu’il augmente la créativité et la qualité du travail. L’avenir appartient aux organisations capables d’honorer l’énergie humaine, pas seulement les heures travaillées.

 

5) « Pourquoi on ne communique pas plus clairement ? »

La communication interne est souvent le parent pauvre. Trop d’information ou pas assez, ou encore au mauvais moment. Les employés souhaitent de la transparence, de la cohérence et des canaux simples pour poser des questions. Quand une entreprise prend ce virage, un phénomène particulier se produit : la confiance circule plus vite que les rumeurs. Et ça, c’est un carburant d’équipe extrêmement puissant pour la suite.

 

 
Conclusion

Ces cinq questions, on les entend partout. Elles ne sont pas un signe de problèmes… mais un signe de conscience. Les employés veulent comprendre, évoluer, contribuer et s’épanouir. Les entreprises qui écouteront vraiment ces questions — et qui y répondront avec honnêteté — seront celles qui attireront, garderont et feront grandir les talents de demain.

 

 

Besoin d’accompagnement?

Les attentes des employés évoluent, mais leurs besoins fondamentaux restent les mêmes : reconnaissance, clarté, équilibre et possibilités de développement. Comment transformer ces préoccupations en leviers pour attirer, fidéliser et mobiliser vos talents? Nos experts vous accompagnent pour mettre en place des pratiques concrètes qui favorisent la transparence, la communication et l’engagement durable.

Pour en savoir plus,contactez-nous!

 

 

Balado Flash Formation – Leadership en caserne

Nous avons eu le privilège de participer au balado Flash Formation pour échanger sur le leadership, le courage managérial et l’importance de savoir mener des conversations difficiles en contexte de caserne. Une discussion riche qui nous a permis de partager notre vision et nos expériences concrètes pour inspirer et soutenir les leaders dans leurs défis quotidiens.

 

Bonne écoute!

Powerful entrepreneur

Leadership vulnérable : et si l’humilité devenait un atout?

Par Caroline Ouellet, CRHA

 

Quand vouloir tout savoir devient un piège
Dans les PME, les décisions s’enchaînent et la pression est forte. Chercher à tout contrôler peut sembler rassurant, mais un égo mal placé freine l’innovation, mine la confiance et bloque la collaboration. À l’inverse, reconnaître ses limites et dire « je ne le sais pas » ouvre la porte à l’intelligence collective et à des décisions plus éclairées.

 
L’humilité, un moteur de performance

Adopter un leadership vulnérable, c’est miser sur la transparence et la collaboration. Cette posture valorise les expertises, stimule l’apprentissage et crée un climat où les idées circulent librement. Dire « je ne le sais pas » n’est pas un aveu d’échec, mais une démonstration de courage et de force.

Les PME qui intègrent cette approche voient des résultats tangibles : meilleure rétention des talents, plus grande capacité d’innovation et agilité accrue face aux changements. Ce changement demande du courage et des outils pour identifier les signaux de l’égo et instaurer un climat de confiance.

 
Conclusion

En conclusion, dire « je ne le sais pas » n’est pas un aveu d’échec, mais un acte de leadership éclairé. C’est reconnaître que la complexité du monde des affaires exige plus que des certitudes : elle exige de l’écoute, de l’adaptabilité et une bonne dose d’humilité. Et si, cette année, vous faisiez de cette posture votre plus grand avantage stratégique? Ensemble, explorons comment transformer votre égo en moteur de croissance!


 

Besoin d’accompagnement?

Adopter un leadership vulnérable, c’est miser sur la force de la collaboration et de l’humilité. Mais comment prendre conscience des signaux de l’égo, instaurer une culture ouverte et mobiliser vos équipes? Nos experts vous aident à mettre en place des pratiques concrètes pour favoriser la transparence, l’innovation et la confiance.

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AI Artificial Intelligence. Business man using AI technology for

Intégration de l’intelligence artificielle en entreprise : 6 éléments de vigilance à considérer

Par Caroline Ouellet, CRHA

 

L’intelligence artificielle (IA) transforme le monde du travail à une vitesse fulgurante. Si elle offre des opportunités incroyables pour améliorer l’efficacité, la productivité et l’innovation, son intégration en entreprise comporte aussi des risques. Voici 6 éléments de vigilance essentiels pour une implantation responsable et durable de l’IA dans votre organisation.

 

1. L’illusion de la facilité
L’IA, ce n’est pas magique ! Beaucoup croient qu’il suffit d’installer un logiciel pour que tout fonctionne. En réalité, une planification rigoureuse est nécessaire. Il faut d’abord identifier les besoins réels de l’entreprise, définir les objectifs et choisir les bons outils.

Des partenaires externes spécialisés peuvent vous accompagner dans cette démarche stratégique.

 

2. La protection des données

L’IA repose sur l’analyse de données, souvent sensibles et personnelles. Il est crucial de protéger les renseignements des employés et des clients, en conformité avec les lois en vigueur.

Au Québec, la Loi 25 encadre la gestion des renseignements personnels. L’improvisation n’a pas sa place !

 

3. L’impact sur les emplois

L’automatisation par l’IA peut modifier les rôles et les responsabilités. Mais attention : l’IA ne remplace pas l’humain. Il faut accompagner les équipes, offrir de la formation et repenser les postes pour éviter la peur ou la résistance au changement.

Miser sur l’humain reste la clé d’une transformation réussie.

 

4. Les biais et l’éthique

Une IA mal entraînée peut reproduire des biais ou même discriminer sans intention. Il est donc essentiel de valider les sources de données et de surveiller les décisions prises par les algorithmes.

L’éthique doit être au cœur de toute démarche technologique.

 

 

5. La transparence et la communication

Les employés doivent comprendre ce que fait l’IA, pourquoi elle est utilisée et comment elle fonctionne. Une communication claire et une formation adaptée favorisent l’adhésion et réduisent les craintes.

L’adhésion passe par la compréhension.

 

 

6. Le respect des lois et des normes

Outre la Loi 25, d’autres réglementations encadrent l’usage de l’IA, notamment en matière de santé et sécurité au travail (SST). Il est important de rester informé et de s’assurer que les outils utilisés respectent les normes en vigueur.

Une veille réglementaire est indispensable pour éviter les mauvaises surprises.

 
Conclusion

L’IA, un outil puissant… à manier avec précaution

L’intelligence artificielle peut transformer votre entreprise, mais elle doit être intégrée avec prudence et stratégie. Gardez en tête que la technologie est au service de l’humain, et non l’inverse. Avec une vision claire, des valeurs solides et un accompagnement adéquat, l’IA peut devenir un véritable levier de croissance.

Besoin d’accompagnement?

L’intégration de l’IA en entreprise soulève autant de questions qu’elle ouvre de possibilités. Pour naviguer cette transformation en toute confiance, il est essentiel de s’entourer des bonnes ressources. Que ce soit pour clarifier vos besoins, former vos équipes ou assurer une implantation éthique et conforme, n’hésitez pas à faire appel à un accompagnement adapté à votre réalité.

Pour en savoir plus,contactez-nous!

 

 

Young woman checking time on her wristwatch at workplace

3 clés pour reprendre le contrôle de ton temps (et de ta paix d’esprit!)

Par Caroline Ouellet, CRHA

Intervenir sans se perdre dans les détails

La gestion du temps et des priorités est un défi quotidien. Plutôt que de réagir aux urgences, il est possible d’adopter un modèle simple et efficace pour retrouver ton équilibre et ta tranquillité d’esprit.

Une approche en trois dimensions

Voici trois clés concrètes pour reprendre le contrôle :

1. Le fonctionnement : Commence ta journée avec un “Top 3”

Pourquoi ?
Trop de gens commencent leur journée en mode réactif : courriels, urgences, imprévus. Résultat ? On termine la journée sans avoir avancé sur ce qui compte vraiment.

Truc :
Chaque matin, identifie les 3 tâches les plus importantes à accomplir. Pas 10. Juste 3. Celles qui auront le plus d’impact. Et commence par elles.

“Imagine que ta journée est un pot. Si tu mets les gros cailloux en premier, le reste rentre. Mais si tu commences par le sable… y’a plus de place pour l’essentiel !”

2. Les relations : Utilise la technique du “Pomodoro”

Pourquoi ?
On surestime notre capacité à rester concentré longtemps. Résultat : on s’éparpille, on procrastine.

Truc :
Travaille en blocs de 25 minutes, suivis de 5 minutes de pause. Après 4 blocs, prends une pause plus longue. C’est simple, mais redoutablement efficace.

“C’est comme un sprint mental. Tu donnes tout pendant 25 minutes, puis tu respires. Et tu recommences. Ton cerveau va t’adorer.”

3. Le sens : Apprends à dire non (sans culpabilité)

Pourquoi ?
Chaque “oui” à une demande non essentielle est un “non” à tes priorités.

Truc :
Prépare-toi des phrases toutes faites pour décliner poliment :

“Je suis à pleine capacité cette semaine, mais merci de penser à moi.”

“Je priorise un projet important en ce moment, je ne peux pas m’engager.”

“Dire non, ce n’est pas être égoïste. C’est protéger ton temps… et ta santé mentale.”

En résumé

Pour accompagner ton quotidien et favoriser un environnement sain, il est essentiel de porter attention à ces trois clés : le fonctionnement, les relations et le sens. Lorsque l’un de ces piliers commence à être affecté, c’est un signe qu’il est temps de revoir tes priorités et de prendre soin de ton équilibre.

Besoin d’accompagnement?

Tu veux aller plus loin dans la gestion de ton temps et de tes priorités ? N’hésite pas à demander de l’aide ou à t’entourer de ressources adaptées à ta réalité. Prendre soin de soi, c’est aussi savoir s’outiller pour mieux avancer.

Pour en savoir plus,contactez-nous!

Aborder la santé mentale : nécessité, contrainte et modèle

Par Jacques Coderre Lareau, CRHA

La santé mentale est un sujet de plus en plus préoccupant, d’autant plus depuis la modification de la législation québécoise en matière de SST en octobre 2021. S’il est crucial d’assurer le bien-être des employés, comment faire pour aborder la santé mentale lorsqu’on remarque des difficultés chez un de nos employés?

Je vous présente un modèle simple et efficace pour accompagner vos équipes.

Intervenir sans poser de diagnostic

Depuis la modification de la loi en SST au Québec en octobre 2021, on parle de plus en plus de santé mentale en milieu de travail. On nous demande d’intervenir et de prévenir la santé mentale de nos travailleurs. Parallèlement, avec les modalités de la loi, il devient de plus en plus difficile d’obtenir les diagnostics.

C’est une bonne chose dans la mesure où la grande majorité des gens ne savent pas vraiment ce qu’implique les diagnostics, mais comment faire pour aborder la santé mentale sans information? Comment mener des discussions sur l’état d’une personne en considérant les sensibilités qui y sont rattachés et en ne concluant pas de diagnostic?

Une approche en trois dimensions

Dans cette optique, durant mes 10 dernières années de pratique en gestion de la santé en milieu de travail, j’ai développé un modèle qui me permet aux gestionnaires ou aux personnes responsables dans les entreprises d’évaluer l’état du bien-être mentale et les incidences de la détresse sans jamais devoir se placer dans une notion de diagnostic.

Ce modèle repose sur trois piliers. Il faut également savoir que lorsqu’une personne vit des inconforts liés au stress ou à la détresse, ces piliers finissent par être affectés d’une manière ou d’une autre. Pour ce faire, on parlera de 3 piliers observables du bien-être :

1. Le fonctionnement

On parle de la capacité à s’investir dans sa vie, travailler, faire du bénévolat, pratiquer ses activités ou loisirs, aller à l’école. Lorsque ce pilier est affecté dans le cadre du travail, cela peut prendre la forme d’une augmentation des erreurs, d’une incapacité à respecter les délais, d’une incapacité à s’organiser, etc.

2. Les relations

On parle de la capacité à entrer en relation, entretenir des relations d’une manière saine et vivre avec les autres. Lorsque ce pilier est affecté dans le cadre du travail, cela peut se traduire par de l’isolement, l’émergence de tensions ou de conflits, des réactions émotives disproportionnées face à des collègues, une incapacité à échanger ou à collaborer, etc.

3. Le sens définition

La capacité à trouver un sens à la vie, à ce que l’on fait, à ce qui en vaut la peine, et d’être capable de vivre avec soi-même. Lorsque ce pilier est affecté dans le cadre du travail, cela peut prendre la forme d’une perte d’intérêt, de désinvestissement ou d’indifférence, une impression d’incohérence, etc.

En résumé

Pour accompagner vos équipes et favoriser un environnement de travail sain, il est essentiel de porter attention aux trois piliers du bien-être: le fonctionnement, les relations et le sens. De manière assez simple, lorsque l’un de ces piliers commence à être affecté, c’est un signe de stress.

Lorsque le stress augmente, il peut devenir de la détresse. Si les perturbations deviennent de plus en plus importantes et persistent dans le temps, alors il faut agir. Prioriser le bien-être des employés est crucial pour un milieu de travail sain et productif.

Besoin d’accompagnement?

Chez PRATIQ, on accompagne les gestionnaires, les RH et les milieux de travail à naviguer ces enjeux avec justesse, humanité et compétence.

Notre certification sur les risques psychosociaux offre des repères concrets pour reconnaître les signes de détresse, intervenir avec sensibilité et mettre en place des pratiques durables de prévention. Nous proposons aussi un accompagnement personnalisé, adapté à votre réalité et vos besoins.

Pour outiller votre organisation de manière proactive,contactez-nous!

Comment instaurer du feedback constructif en entreprise?

Par Caroline Ouellet, CRHA

Le feedback est l’un des outils les plus puissants pour développer les talents, renforcer l’engagement et améliorer la performance globale d’une organisation. Pourtant, bien des entreprises peinent à en faire une pratique naturelle et efficace. Pourquoi? Parce que donner et recevoir du feedback est une compétence qui s’apprend, et qui doit s’ancrer dans la culture d’entreprise.

Nous avons accompagné de nombreuses organisations dans la mise en place d’une culture du feedback constructive. Voici les principaux leviers qui font toute la différence.

1. Changer la perception du feedback

Le feedback est souvent perçu comme une critique négative, une évaluation ponctuelle ou un moment de jugement. Pourtant, il devrait être vu comme une opportunité de croissance. L’entreprise doit promouvoir une culture de développement où le feedback devient une occasion d’apprentissage plutôt qu’un moment redouté.

Comment faire?

  • Valoriser les erreurs en les considérant comme des opportunités d’amélioration.
  • Encourager le dialogue continu et naturel plutôt que de se limiter aux évaluations annuelles formelles.
  • Sensibiliser l’équipe aux bienfaits du feedback régulier.
2. Former à donner (et recevoir) du feedback efficacement

Le feedback n’est efficace que lorsqu’il est clair, précis et bienveillant. Trop souvent, il est vague, maladroit, ou pire, perçu comme une attaque personnelle.

Un bon feedback doit être : ✅ Spécifique : Expliquer précisément ce qui a été bien fait ou ce qui pourrait être amélioré. ✅ Constructif : Axé sur des solutions et non sur les erreurs passées. ✅ Temporel : Donné rapidement après l’événement concerné pour être pertinent. ✅ Équilibré : Alternant reconnaissance et pistes d’amélioration.

Former les gestionnaires et les employés à cette approche permet de surmonter les résistances et d’en faire une pratique courante au sein de l’entreprise.

3. Intégrer le feedback dans les pratiques quotidiennes

Le feedback ne devrait pas être un événement occasionnel ou une case à cocher une fois par an. Il doit devenir une habitude naturelle du quotidien.

Quelques moyens concrets d’y parvenir :

  • Organiser des rencontres individuelles régulières entre gestionnaires et employés.

  • Encourager des retours informels après les projets ou réunions.

  • Mettre en place des outils digitaux facilitant les échanges de feedback entre collègues.

Plus le feedback devient fluide et spontané, plus il s’ancre dans la culture de l’entreprise.

4. Favoriser un feedback bidirectionnel

Le feedback ne devrait pas être une conversation à sens unique, où seuls les gestionnaires donnent leur avis. Encourager les employés à partager leurs perspectives avec leurs collègues et leurs gestionnaires renforce une culture de confiance et de transparence.

Comment y parvenir :

  • Instaurer des moments dédiés au feedback mutuel dans les équipes.
  • Encourager les gestionnaires à solliciter des retours sur leur propre leadership.
  • Créer un climat où donner du feedback est perçu comme un acte constructif, et non comme une remise en question de l’autorité.

5. Mettre autant d’énergie sur le feedback positif que sur le correctif

Dans plusieurs entreprises, le feedback est souvent associé à une correction de comportement. Résultat? Les employés développent une certaine méfiance et voient le feedback comme un moment négatif. Or, reconnaître les bons coups et les progrès est tout aussi essentiel!

Pourquoi?

  • La reconnaissance augmente l’engagement et la motivation.
  • Les employés qui reçoivent du feedback positif sont plus enclins à accepter et appliquer les retours correctifs.
  • Une culture du feedback équilibrée réduit le stress et améliore l’environnement de travail.

Un bon équilibre entre reconnaissance et ajustements est essentiel pour une culture du feedback efficace et pérenne.

💬 Et vous, où en est votre entreprise avec le feedback?

Instaurer une culture du feedback ne se fait pas du jour au lendemain, mais avec les bons outils, une formation adéquate et un engagement soutenu, il est possible de transformer la communication et d’améliorer la collaboration au sein de votre organisation.

Si vous souhaitez structurer votre approche et mettre en place une culture du feedback constructive et performante, notre équipe de consultants RH peut vous accompagner!

Pour plus d’information,contactez-nous!